Notre philosophie du tantra

Trop souvent, nous nous projetons dans le futur, en espérant, voir en rêvant, que le lendemain sera meilleur que notre présent. Parfois, nous regardons en arrière, en nous lamentant que le passé ne soit plus. Et nous oublions ainsi chaque jour de vivre “ici et maintenant”.

Le tantra est un chemin de centrage, pour entrer dans cette réalité de vivre, en pleine conscience, chaque instant de notre existence.

Trop souvent, on limite le tantra à une simple exploration de la dimension et de l’énergie sexuelle. Or vivre de manière “tantrique”, c’est vivre pleinement chaque instant. Que ce soit au travail, dans les loisirs, les rencontres et les partages, dans les joies et les peines, mais aussi, dans le silence ou la solitude qui nous font si souvent peur.

L’énergie sexuelle bien qu'essentielle est une énergie que, la société occidentale et les religions souvent, ont gommée, voir salie.

Or cette énergie est inhérente et même essentielle à chaque homme et à chaque femme. Nous sommes tous sexués et sexuels. Le nier, c’est nier une part essentielle de nous. Mais cette énergie sexuelle, nous la confondons trop souvent à une seule énergie génitale. Or la sexualité est bien plus grande et plus vaste que notre génitalité si nous rentrons dans un chemin de tendresse.

Nous limitons aussi trop souvent notre sexualité à un but à atteindre: le plaisir, l'orgasme.

Vivre l'instant présent

Or, quand on est dans le but, on est pas dans l'instant et donc, on n'est pas dans la relation. Pour revenir à la relation, il nous faut abandonner toute attente. Ce n'est que dans cet espace de non attente que l'on peut accueillir l'autre pleinement.

(voir article Méditation France)

De même, ressentir du désir est une émotion qui trop souvent nous fait peur. Soit, pour les femmes le plus souvent, car elle vont devoir "subir" le désir de l'homme, soit, pour les hommes le plus souvent parce qu'ils pensent qu'il leur faut assouvir ce désir. Tout cela n'apporte, au mieux, que tensions, au pire, colère et abus.

Lorsque nous aurons compris que le désir (article sur Méditation France) est beau, sain, joyeux, qu'il est une simple énergie de vie qui circule en nous et que surtout il n'est pas nécessaire d'en faire quelque chose, alors nous pourrons trouver la paix dans nos relations. Les hommes pourront ressentir, faire circuler le désir en eux-mêmes sans chercher à l'imposer à l'autre. Les femmes pourrons de leur côté, oser ressentir leur désir, en sortant du carcan des deux archétypes qui régissent leur choix dans la vie: être une sainte ou une putain.

C’est quoi le Tantra ?

Le Tantra, pour nous, est avant un chemin d’unité. Ce n'est pas un chemin du OU, c'est un chemin du ET.

Cette non-dualité, c'est accepter que tout est un. On ne peut être que bon, gentil, doux, parfait. Le jour a besoin de la nuit pour exister. L'un n'est pas mieux que l'autre. C'est de l'unité que naît l'harmonie.

L’Homme, dans son histoire, surtout Judéo-chrétienne a nié depuis trop longtemps une part de lui-même : celle de la sexualité. Nous savons tous que nous sommes sexués, homme ou femme. Un genre que l’on ne choisit pas. Mais ne pas l’avoir choisi ce n’est pas forcément vivre en harmonie avec.

Nous vivons dans une société bien plus basée sur le paraître que sur l’être. Nos vies sont bourrées de préjugés. Sur l’autre, bien sûr, mais aussi sur nous-même.

L’homme doit être fort, ne doit pas montrer sa sensibilité, il est dominant ou alors dominé, pas d’autres choix. Dans sa sexualité, il doit donner, honorer et faire jouir sa partenaire le plus souvent possible pour être un vrai homme, au risque de se nier lui-même.

La femme doit porter bien plus qu’elle ne le peut. Elle doit être à la fois mère, épouse et amante, parfaite et souriante, et trop souvent, elle aussi, pour être aimée, se force à accepter et à subir sans rien dire.

L’un et l’autre ne savent pas bien souvent dire non, dire stop.

Avancer dans son chemin personnel, c’est apprendre à dire oui, à ce qui nous est vraiment essentiel, mais aussi et c’est peut-être le plus difficile, à dire non, à ce qui nous coupe de nous-même, à ce qui nous abîme. Nous "travaillons ces aspects durant les stages de tantra du cycle.

​Les deux dimensions du tantra 

Le Tantra, c'est faire le lien entre sa verticalité et son horizontalité. La verticalité, c'est notre axe, notre reliance à la terre et au ciel. C'est elle que l'on oublie trop souvent perdu que nous sommes dans notre horizontalité, notre lien aux autres. On fait pour eux en pensant que l'on en sera que plus aimé. On donne le pouvoir à l'autre, aux autres, en oubliant que nous savons ce qui est bon pour nous. On perd notre verticalité en nous laissant absorber par notre horizontalité. Il ne s'agit pas de privilégier l'une par rapport à l'autre. Il s'agit juste de trouver ce point d'équilibre. Lorsque l'on expérimente ce point d'équilibre (et on l'a tous déjà ressenti lors de plus ou moins courts instants), on est dans un espace de paix intérieure, de tranquillité où tout semble juste. Ce point d'équilibre entre notre verticalité et notre horizontalité, c'est le cœur. Pour être vraiment dans le cœur, il nous faut arriver à ce point d'équilibre.

Apprendre à aimer

L’homme est fait pour aimer. Voilà notre seule certitude. Mais pour aimer l’autre,

il est essentiel auparavant, de commencer par s’aimer soi-même. Et Dieu sait que c’est difficile, tant on a été blessé dans notre histoire, dans notre enfance comme dans nos vies d’homme et de femme. Or si l'on n'est pas bien avec soi-même, comment être bien avec l'autre?

Trop souvent, nous cherchons à l’extérieur de nous-même les réponses qui sont au dedans. Trop souvent, nous faisons tellement de bruits avec nos têtes, nos mots, nos peurs, nos attentes, que nous ne prenons même plus la peine d’écouter ce que

la vie et l’Amour nous murmure à l’oreille.

Le chemin que propose le Tantra n’est pas le seul chemin, loin s’en faut. Mais il est un chemin sûr et puissant pour apprendre à savoir qui l’on est, et à vivre en conscience.

Trop souvent, on a opposé la sexualité et le sacré, glorifiant une âme qui s’élève. Or, pour s’élever, une âme a avant tout besoin d’être enracinée, sinon, elle s’envole!! Mais quel chemin que de se sentir unifié, enraciné dans la terre pour mieux être relié au ciel. C'est pourquoi le tantra, est aussi et surtout un chemin de spiritualité.

Pleinement Homme pour pouvoir apporter sa part de divin à l’univers.

Il est essentiel que chacun de nous, porteur d’une part unique de divinité, puisse la faire émerger afin que le vrai visage de l’Amour Divin puisse apparaître.

Etre soi même

Dans la vie, autour de nous, on peut dire qu’il y a 3 cercles. Le premier, le plus proche, c’est le cercle de confort, celui où l’on se sent bien, en sécurité, dans quelque chose de connu. Juste après, il y a un cercle d’inconfort, où nous n’aimons pas trop nous risquer, par peur de “l’inconnu”. Vient ensuite le cercle de “l’insupportable”, où alors, nous sommes en danger. (cf article de Psychologie Magazine)

Trop souvent, nous nous contentons de ce cercle de confort, même si nous pouvons nous y sentir à l’étroit. Mais qu’il est bon de temps en temps d’aller explorer ce cercle d’inconfort qui nous entoure…pour nous rendre compte, une fois cette limite franchie…que l’on peut s’y sentir aussi bien que dans notre cercle de confort.

Ainsi, petit à petit, on peut ouvrir notre horizon, et faire grandir notre cercle de confort, en ouvrant notre cœur. Une des clés du tantra est aussi à cette image. Nous ouvrir à nous même, pour mieux nous ouvrir aux autres.

Nous n’avons pas le pouvoir de changer ce qui nous entourent, ceux qui nous entourent… La seule chose que nous pouvons faire, c’est changer nous même. C’est à dire, oser nous redonner le pouvoir.

Retrouver notre puissance

Trop souvent, nous donnons le pouvoir aux éléments, aux situations, à nos parents, à notre boss, à notre conjoint, voir même à nos enfants ! Nos actions, nos pensées sont souvent liées à ce que nous croyons que les autres attendent de nous...en espérant ainsi que l’on sera mieux aimé. Sans cesse, nous essayons de masquer ce qui nous semble inadapté, déplacé voir moins aimable de notre personne. Reprendre le pouvoir, c’est oser retrouver la confiance en soi, l’estime de soi, c’est oser croire en ses intuitions, en ses propres ressentis, c’est se sentir digne. C’est surtout accepter notre puissance comme nos parts d’ombre. C’est enfin oser croire que l’on a toutes les cartes en soi-même vivre pleinement.

Une belle phrase pourrait, dans notre culture, résumer un peu ce que nous souhaitons vivre et donner. Une phrase de Saint Augustin:

“Aime et fais ce que tu veux”.

Ce n’est pas de l’égoïsme, bien au contraire! Vivant un amour désintéressé, et nous sachant aimé de toute éternité, on peut alors vivre le vrai Amour, d’où rien ne peut sortir que de bon.

Christine Goury : 06.99.53.31.23 et Patrick Houpert : 07.89.01.68.80

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