SOMMES NOUS CAPABLE DE VRAIMENT AIMER SANS ATTENDRE EN RETOUR ?
- Tantracoeur
- Jan 8, 2023
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Updated: Jul 31
L’amour, notre quête essentielle.
A peine sorti du ventre de notre mère, le lien avec l’entourage est vital. Toute l’attention du nourrisson, se porte sur ces besoins vitaux, manger, dormir avoir chaud… et recevoir de l’amour.
Dès lors, cette notion de besoin d’amour sera le centre de nos vies. Mais ce besoin d’être aimé, on le voit bien est lié au fait de combler des besoins. Vitaux au départ, ces besoins deviennent peu à peu, au fur et à mesure de la croissance de l’enfant, des besoins d’échanges, de reconnaissances, de soutient et d’éducation, pour arriver à l’âge adulte.
On dit souvent que l’enfant a besoin d’amour, de se sentir aimé pour grandir. Et c’est vrai. C’est l’amour qui permet de s’épanouir et de croitre. Mais quel type d’amour offrons-nous réellement à nos enfants ?
Cette question mérite d’être posée. Et elle met le doigt sur un engrenage sociétal et générationnel essentiel. Car comment donner ce que nous même, nous n’avons peut-être jamais réellement reçu.
Alors bien sûr, nous donnons tout pour nos enfants, c’est ce que chaque parent se dit, non pas pour avoir bonne conscience, mais parce que, réellement je crois, que nous faisons toutes et tous le maximum pour nos enfants. Mais est-ce de l’amour ? C’est-à-dire un don totalement gratuit, totalement désintéressé et sans aucune attente en retour. Déjà en écrivant ces mots, et vous, en les lisant, vous/nous sentons bien que la réponse, honnêtement, n’est pas un vrai oui….
Nous donnons, nous aimons… mais bien souvent, en y mettant bien des conditions.

Sommes-nous capables de vraiment aimer ?
Nous savons pourtant parfois ce que signifie aimer, sans rien attendre en retour : aimer un arbre, un oiseau, un paysage, bien qu’il ne nous donne peut-être rien en échange, qu’il ne nous offre pas son ombre, qu’il ne nous suive pas, qu’il ne dépende pas de nous. Mais toutes et tous, il nous est arrivé déjà de ressentir un élan, une bouffée d’amour et de gratitude et nous voyons bien alors que ce sentiment nous ouvre grand le cœur, qu’il nous rend infiniment plus grand.
Mais le plus souvent, la plupart d’entre nous n’aiment pas de cette manière, nous ignorons tout de cette forme d’amour car notre amour est le plus souvent assailli d’angoisse, de jalousie, de peur, ce qui sous-entend que nous dépendons intérieurement d’autrui, que nous voulons avant tout être aimés et que nous ne nous contentons pas d’aimer tout simplement :
Nous demandons quelque chose en retour, et cette attente même nous rend dépendants.
La liberté et l’amour ne vont pas forcément de pair.
Très souvent, lorsque nous disons à une personne que nous l'aimons, nous attendons un retour de sa part, au mieux, qu'elle confirme qu'elle aussi nous aimes, au pire qu'elle fasse telle ou telle chose pour nous.
En fait, nous ne voyons "l'Amour" que comme une sorte de troc. Je te donne, je t'aime, mais à condition...
Parfois, dans notre enfance, nous avons pu entendre des paroles telles que "soit gentil fais plaisir à papa/maman", ou encore "avec tout ce que j'ai fait pour toi"... Dès l'enfance, nous avons été placés dans le rôle de débiteur. Or chaque mot prononcé a une portée que souvent, nous n'imaginons pas et reste ancrée bien profondément !! En thérapie, comme en stage, nous voyons souvent des personnes impactées par une ou plusieurs simples phrases reçues durant l’enfance.
C'est un peu comme lorsque l'on pose une question, lorsque nous faisons une demande à une autre personne. Sommes-nous prêts à entendre le OUI comme le NON ?
Trop souvent, nous n'attendons qu'une seule réponse à la question que l'on pose, à la demande que l'on fait : celle que l’on veut, celle qui nous arrange.
Or, chaque question, chaque demande devrait impliquer que l'autre ait le choix de sa réponse, qu'il soit libre de ce choix. Et ce qui est vrai pour l'autre, devrait l'être aussi pour nous-même. Nous sentons nous libre dans nos propres réponses ? Ou au contraire allons-nous dans le sens de l'attente de l'autre en imaginant que du coup, nous en serons plus considérés et aimé ?
L’autre venin contre l’Amour, c’est que j’ai de la colère, de la rancœur au fond de moi, et que je veux qu’on reconnaisse que j’ai raison. Ce besoin d’avoir raison pourrit bien souvent toutes nos relations de couple. Il nous pousse à être toujours en rivalité, en conflit avec l’autre et il m’empêche de rencontrer et d’aimer vraiment cet autre que moi puisqu’il n’est au final que le support de ma propre frustration.

Aimer, ce devrait toujours être gratuit. Aimer, c'est ne rien attendre en retour, ne rien vouloir, car qu’est ce qui est le plus important, avoir raison ou nourrir le lien ?
Nous passons tant d'énergie à nous lamenter de ce qui n'est pas ou de ce qui ne ressemble pas à ce que nous voulons ou croyons vouloir. On cherche dans le regard des autres, dans l'être aimé, dans son travail...alors que tout est simplement en nous.
Si nous n'avons pas une bonne image de nous-même, une belle estime, alors comment pouvons-nous réellement permettre à l'autre de l’avoir ? Si nous ne nous aimons pas tel que nous sommes, comment diable l'autre pourrait-il nous porter cet amour que nous même nous ne nous donnons pas !!! Si je ne me trouve pas beau, comment pourrais-je être beau ou belle dans le regard de l'autre, surtout s'il s'agit de mon compagnon ou de ma compagne ? Si je ne me trouve pas digne d'intérêt, comment l'autre le pourrait-il/elle ?
En fait, ce manque d'amour, de bienveillance, d'attention envers nous-même crée à l'extérieur, que l'autre ne m'apprécie pas, ne m'estime pas et ne peut pas m'aimer.
Et trop souvent, dans nos relations amicales ou nos relations de couple, nous attendons de l’autre qu’il répare les blessures subies dans l’enfance, les traumas vécus. Or voir que l’autre ne répond pas à cette attente (tout simplement parce qu’il ne le peut pas et que pratiquement jamais il ne pourra à lui seul combler nos besoins) nous maintient dans une forme d’hystérie.
Arrêtons de chercher au dehors ce qu'il nous faut trouver au dedans, de rendre l'autre responsable de nos propres manques. De penser que notre souffrance, tout comme notre bonheur, c'est l'autre qui en est responsable !!
Reprenons le pouvoir de nos vies !!
Trop souvent, nous agissons comme des mendiants, des mendiants d'amour. Nous essayons de grapiller par-là, des miettes d'amour en pensant que c'est déjà pas mal et que même, souvent, nous ne méritons pas mieux. Nous nous plaçons, en cela, dans une position de l'éternel débiteur. Nous sommes prêts à tout pour ces quelques miettes de "bonheur".
Si nous apprenions, peu à peu à nous aimer nous-même, alors, lorsque nous rencontrerions une autre personne, nous pourrons entrer dans une relation sans attentes, sans jeux de pouvoir, sans forcément avoir besoin d’avoir raison et sans enjeux.
Je crois sincèrement que c’est de cela dont bien des sages nous parlent, de cet Amour infini.

Aimer c’est comme laisser jaillir une source.
Regardez l’eau jaillir de la terre, elle ne demande rien. Elle jaillie parce que c’est son unique élan, son unique raison d’être et que, quoique l’on fasse pour l’en empêcher, elle continuera de jaillir.
C’est la nature même de la source.
Et la nature de l’Homme c’est de retrouver sa source intérieure et sa capacité à aimer. Son bonheur ne réside pas ailleurs.
Vous pouvez expérimenter ce sujet en allant sur le stage "La sexualité du cœur"



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